Conférences d’histoire de l’Art
Conférences à l’occasion du Bicentenaire de la photographie
Spé
Man Ray, l’homme à tête de lanterne magique
Peintre, photographe, cinéaste et créateur d’objets, Man Ray a participé aux mouvements Dada puis surréaliste, repoussant sans cesse les limites de la création. Il fut l’un des premiers à utiliser la photographie, non pas comme un simple moyen de reproduire le réel, mais comme un véritable média de création à part entière. Il n’est pas exagéré de dire que d’une technique, il fit un art. Il sut montrer la vie cachée de l’objet, dépayser le paysage et dérouler les corps gracieux de ses plus troublantes amoureuses.
©Visuel Man Ray, Autoportrait à la camera, ©MoMA (extrait)
Sans temps de pose, photographie du corps en mouvement.
La thématique du corps est essentielle dans le champ des arts visuels, mais aussi d’un point de vue anthropologique ou encore sociale. Le corps se construit dans la subjectivité et le regard d’autrui. Alors que raconte l’observation du corps mouvant ? Quels stratagèmes avons-nous développé pour en saisir l’essence ? Rencontre à mi-chemin entre savoirs techniques et soif de liberté.
© Visuel Samuel Joshua Beckett, Loie Fuller Danse Serpentine (extrait)
Peintres Photographes, recherches et expérimentations
Peinture et photographie, des concurrentes historiques ? Pas si sûr. Et si l’histoire était plus compliquée, plus imbriquée, et si les peintres étaient aussi photographes… A l’heure où l’atelier incarne l’artiste, essayons de comprendre les rôles joués par la photographie. Serait-elle un simple outil de recherche ? A n’en pas douter. Le lieu d’une mise en scène de l’artiste ? Certainement aussi.
© Visuel Edgar Degas (extrait)
Conférences thématiques disponibles
Monstrueux !
Lorsque les monstres apparaissent, c’est que la nature se heurte à des contraintes ou à des obstacles. Le monstre se situe souvent au croisement de la fable, de l’histoire, de la philosophie, des sciences naturelles et de la médecine. Le monstrueux nous interroge, nous fascine et mêle sans distinction séduction et effroi, attraction et répulsion, émerveillement et dénonciation. Si le monstre terrifie, il peut aussi intriguer, amuser, fasciner et séduire.
© Visuel Odilon Redon, Le Cyclope (extrait)
L’Art Brut, création spontanée
Ni école, ni mouvement artistique au sens traditionnel, l’Art Brut rassemble des créateurs qui inventent leurs propres langages, loin des conventions et des circuits officiels. L’Art Brut, c’est l’art brut et tout le monde a très bien compris disait Jean Dubuffet… N’en déplaise à l’inventeur du terme, nous prendrons le temps d’observer, et peut-être saisir l’esprit de ces créations puissantes et personnelles, d’hier et d’aujourd’hui..
© Visuel Laure Pigeon, sans titre, 1961, ©Coll. Art Brut, Lausanne (extrait)
Une balade en forêt
Que l’on s’y balade dans les contes ou que l’on s’y perde dans les romans, nos imaginaires sont nourris par le motif de la forêt. Les artistes se sont eux aussi emparés du sujet depuis des siècles, nous guidant de la lisière aux cimes.
© Maurice Denis, Les arbres verts ou la Procession sous les arbres, 1893, huile sur toile, ©musée d’Orsay, (extrait)
Du corps à l’œuvre
Scruté, déformé, idéalisé… de multiples manières, le corps est un enjeu central de l’histoire de l’art. Symbolisant son époque, ses métamorphoses endurées ou choisies suggèrent aussi bien le contexte social, religieux ou politique. Voyageons de l’Antiquité à nos jours afin d’observer le corps en mutation comme moteur privilégié de la création artistique.
© Visuel Yves Klein (extrait)
Peindre l’absence
Représenter l’Absence pourrait se résumer par l’envie de rendre visible l’invisible, tangible l’intangible. Mais alors, comment travailler autour d’une notion aussi multidimensionnelle, sensorielle et intime ? Nous découvrons que l’absence est l’endroit où se croise notre rapport à l’espace, au temps, au corps, le nôtre et celui des autres. C’est un lieu où se déposent les objets et les souvenirs, un espace sur le fil entre la lourdeur du manque et la légèreté de la rêverie.
© Visuel Vilhelm Hammershøi (extrait)
À quatre mains, les couples artistes
Observer les duos et couples d’artistes, c’est aborder bien sûr les thèmes de la passion, de la complicité et aussi parfois de la rivalité. Mais au-delà, en décortiquant la nature des liens d’attachement, nous pourrons mesurer quelle influence ces relations tantôt fusionnelles, tantôt explosives peuvent avoir dans leur processus créatif. À n’en pas douter, la création se nourrit de rencontres et de destins qui s’entrechoquent.
© Visuel Niki de St Phalle et Jean Tinguely (extrait)
Après Rodin, la sculpture au début du XXe siècle
« Il ne pousse rien à l’ombre des grands arbres » aurait dit Constantin Brancusi. C’est vrai, que pourrait-on inventer après Rodin? Comment repenser la sculpture alors qu’elle a été tant renouvelée, repensée par le maître ? Plusieurs sculpteurs du début du XXe siècle se sont pourtant prêtés au jeu. Ils ont trouvé bien d’autres chemins pour tailler le vivant.
© Visuel Henri Gaudier-Brzeska, Femme assise, 1914, marbre, © Centre Pompidou (extrait)
L’art du désir
Poussons la porte du boudoir, ouvrons les rideaux de la chambre, scrutons l’atelier à la recherche du dialogue des corps. Juste dévoilé ou nu, le corps et sa charge érotique a fait l’objet d’indénombrables œuvres d’art. Ces productions plastiques en disent long sur le rapport des sociétés à l’intime, surtout lorsqu’il est féminin.
© Nobuyoshi Araki, Erotos, 1993, © Nobuyoshi Araki, Courtesy of the artist and Anton Kern (extrait)
L’eau, source d’inspiration
Qu’elle soit ruisseau bucolique ou mer tempétueuse, l’eau est une ressource précieuse et se révèle omniprésente dans l’histoire de l’art. Insaisissable par essence, elle fascine les artistes par ses aspects changeants, ses reflets, sa fluidité et sa force symbolique. Comment les artistes ont-ils relevé le défi de la représenter ?
© Martin Parr, Bad weather, Rocket Gallery, LondonFerrer (extrait)
Le Japonisme, changer de perspective
Le goût pour l’exotisme et les voyages réalisés ou fantasmés ont toujours provoqué des souhaits d’expérimentation chez les artistes. Ainsi, l’ouverture des frontières du Japon engendre au XIXe siècle, une véritable onde de choc esthétique. Les européens sont tout d’abord fascinés, émerveillés puis commencent à questionner leurs pratiques. Sur le terrain des mangakas et des céramistes, au milieu des encres et des katagami, fleurit la modernité en Europe.
© Vincent Van Gogh, les amandiers, huile sur toile 1890, Fondation Van Gogh Amsterdam
Un goût d’ailleurs, l’exotisme en peinture
Les premiers voyages, réalisés ou fantasmés, ont toujours provoqué des souhaits d’expérimentation chez les artistes. Le goût d’ailleurs et la découverte de l’autre viennent convoquer des sensations singulières à retranscrire. De nouvelles techniques sont explorées, des liens se tissent, des ponts se créent, pour le meilleur et pour le pire.
© Henri Matisse, Souvenirs d’Océanie, 1953, ©MoMA, New York
Ou encore :
• L’art du portrait
• Histoire du clair-obscur
• Peintres scandinaves XIXe – XXe
• L’orientalisme
Conférences monographiques disponibles
Ernest Pignon-Ernest, faire parler les murs
Ernest Pignon-Ernest est un artiste de mémoire. Il a l’intelligence de ceux qui pour composer leurs œuvres trempent leur plume dans l’encre de l’Histoire. Sur la légèreté d’une feuille, il fixe le poids d’épisodes devenus parfois insipides tant le bruit médiatique vient en diluer l’importance. Les murs, les lieux qu’il choisit finissent d’en narrer les détails…
© Visuel Ernest Pignon-Ernest (extrait)
Alphonse Mucha, artiste syncrétique
Alphonse Mucha est considéré comme l’une des figures de proue de l’Art Nouveau pour les arts graphiques. Cependant, il est aussi un artiste plus complexe, un être spirituel. De la fin du XIXème siècle au début du XXème, des affiches aux peintures d’histoire, rencontrer Alphonse Mucha, c’est partir à la découverte d’un parcours artistique singulier.
© Visuel Alphonse Mucha (extrait)
Suzanne Valadon, l’indocile
Comment une jeune femme issue d’un milieu modeste est-elle devenue l’une des peintres les plus audacieuses de son temps ? Valadon est une créatrice qui a su s’affranchir des conventions sociales et artistiques pour imposer un regard singulier sur son époque. Entre indépendance, modernité et affirmation d’un regard féminin inédit sur le corps, son œuvre continue d’interroger et de fasciner.
© Visuel Suzanne Valadon « La Chambre bleue », 1923 (extrait)
Alberto Giacometti, une question de distance
Scruter, dessiner et enfin capter l’instant fugace où l’œil du modèle laisse transparaître l’être. La main d’Alberto Giacometti griffonne, tourbillonne jusqu’à trouver l’accès, la bonne distance. Et enfin avec les pouces donner vie à la terre.
© Visuel Alberto Giacometti dans son atelier – Fondation Alberto Giacometti (extrait)
Banksy
Dans l’ombre de son pseudonyme, Banksy investit depuis plus de 30 ans, de nombreuses villes de part le monde avec ses pochoirs poétiques et engagés. La rue devient le théâtre d’un art qu’il voit comme l’une des formes d’expressions les plus honnêtes qui soit. Pied de nez aux institutions, au marché de l’art, discours politiques, quand l’art prend des chemins de traverse.
© Banksy, Je ne crois pas au réchauffement climatique, 2029-10, Londres
Camille Claudel, sculpture de l’émotion
Claudel marche sur un fil entre la puissance et la douceur, la douleur et la tendresse, la reconnaissance et l’oubli. Elle ouvre la voie à une génération de sculptrices et laisse un héritage dont elle ne saura pourtant rien. Derrière la tragédie, découvrons le parcours d’une artiste moderne et libre.
© Camille Caudel, La Valse, 1905, bronze, Poitiers, musée Sainte-Croix (extrait)
Antoni Tapies, l’art et la matière
Loin des odalisques détachées et autres parfaits Apollons, l’art de Tàpies est entier, parfois brutal et surtout terriblement vivant. Qu’est-ce que ses œuvres racontent de l’homme, de ses quêtes et de son langage ? Et au-delà, comment narre-t-il l’Espagne contemporaine?
© Visuel Alberto Giacometti dans son atelier – Fondation Alberto Giacometti (extrait)
Nicolas de Staël, la peinture à mille vibrations
Une rencontre avec Nicolas de Staël s’apparente à une plongée, parfois bouleversante, dans la couleur et la lumière. Oscillant entre abstraction et figuration, ce peintre funambule sans cesse en mouvement demeure un des artistes les plus singuliers du début XXe.
© Denise Colomb, Nicolas de Staël dans son atelier rue Gauguet, 1954.
Germaine Richier, métamorphoses du vivant
Formé dans l’atelier d’Antoine Bourdelle, Germaine Richier s’éloigne progressivement de la tradition figurative pour élaborer un vocabulaire plastique singulier, marqué par la fragmentation, l’hybridation et l’expressivité de la matière. Insectes, chevaux ou encore figures humaines se croisent et dialoguent, illustrant parfois les inquiétudes et souvent les mutations de son temps. Faisons toute la lumière sur une artiste un peu oubliée mais majeure de la sculpture du début XXe siècle.
© Visuel Germaine Richier l’araignée, 1946, Montpellier, musée Fabre
Jean Dubuffet, l’homme qui cherche
Peintre, sculpteur, musicien, architecte, poète, théoricien, Jean Dubuffet est un artiste pluridisciplinaire fidèle à une liberté absolue dans toute sa création. Avec lui, l’art s’affranchit des règles établies pour retrouver l’énergie de l’enfance et de l’instinct. Refusant les conventions académiques, il célèbre les formes spontanées, les matériaux modestes et les créations réalisées en dehors des circuits artistiques traditionnels. Ainsi naît sous sa plume l’Art Brut.
© Kurt Wyss, Jean Dubuffet et un masque, © Archives Fondation Dubuffet, Paris
Henri Rousseau, peintre de rêves
Contemporain de Monet, Cézanne, ou Picasso, Henri Rousseau s’est tenu à l’écart de l’art de son temps par la création d’images hors de toutes références connues. La place du Douanier Rousseau est difficile à saisir dans l’histoire de l’art, sujette à controverse voire incertaine. Il incarne une sorte de mystère, une forme d’incertitude pour cette peinture qualifiée de maladroite ou de naïve, de primitive ou d’ enfantine. Derrière la candeur faussement angélique, il y a pourtant chez Rousseau, la cohérence d’une vision esthétique profondément inspirante.
© Henri Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897, huile sur toile, ©New York, Museum of Modern Art (extrait)
Mais aussi :
• Émile-Antoine Bourdelle
• Les dessins de Victor Hugo
• Jean-Auguste-Dominique Ingres
• Henri de Toulouse Lautrec
